Plonger

 

Une plongée Corse préservée

 

Vous êtes ici en plein Cap Corse, la nature y est intacte et encore sauvage et vous allez  en profiter. L’avantage est que sans être très éloigné de Bastia, Sisco l’est suffisamment pour éviter les inconvénients de cette belle et grande ville portuaire, capitale de la Haute-Corse. Maintenant, partez à la découverte des fonds sous-marins de Sisco et du Cap Corse, trop souvent méconnus !

 

Un cap qui a du relief

IMG_0260L250Sisco est situé sur la côte orientale du Cap Corse, face à l’Italie et son archipel Toscan érigé en parc national depuis 1996. Selon la météo, on perçoit parfaitement ce chapelet d’îles : Capria, Elba, Pianosa, Montecristo, pour les plus connues. Elles se trouvent au centre du canal de Corse entre mer Ligure au Nord et mer Tyrrhénienne au Sud. Côté Corse, le littoral de Sisco est situé entre les grandes plaines sous-marines du Sud de Bastia et les roches escarpées de la pointe Nord du Cap. La montagne règne avec une succession de splendides vallées d’où chaque rivière a donné naissance à une marine en bord de mer, comme à Sisco.

 

La plongée à Sisco

P1040459-RSi tout au long du trait de côte ces roches schisteuses entrent magnifiquement sous la mer, l’effet s’arrête rapidement pour laisser place à une gigantesque forêt de posidonies jusqu’à une quarantaine de mettre de fond. Cette pente se poursuivra doucement au large pour rencontrer une fracture abrupte qui descend vers des profondeurs abyssales. En plongée nous profitons bien de cette descente en pente douce depuis la côte. Avec notre bateau rapide nous n’avons besoin que de 15 à 25 minutes pour atteindre les spots d’immersion. Dans toute la région de Sisco nous plongeons sur des bancs de roches qui « sortent » du fond de cet herbier de posidonies riche et intact. Donc ici, pas de tombants mais un dédale de roches plus ou moins hautes dont le dessin, la profondeur et le peuplement vont faire les caractéristiques de chaque site de plongée.

 

 

Quelques plongées à partir de Sisco

 

Le Cap Sagro

BateauSagreLe Cap Sagro, cap sacré en langue Corse, était un mouillage ou la flotte antique débarquait les marchandises pour cette partie du Cap Corse. C’est le spot privilégié de Dollfin pour les petites profondeurs. La pente est progressive à partir de 2 mètres avec un maximum de 12. Le site débute de la surface par un tombant où notre équipe vous fera découvrir une vie fixée multicolore d’une richesse exceptionnelle. On trouve à la fois toute la faune des petits fonds et entre 6 mètres et la surface d’autres espèces plus habituelles en profondeur. Le cap Sagro est en fait une sorte de nurserie pour poissons ou de très jeunes individus viennent s’y développer bien à l’abris. On y rencontre donc des juvéniles qui vont par la suite peupler les environs : barracudas, dentis, corbs, catagnoles, rougets, mulets…

Plusieurs milieux naturels s’y enchevêtrent, tombant, éboulis de roches, herbier de posidonies et sable avec sa faune rare et singulière et ses fameuses raies pastenagues. Il n’est d’ailleurs pas rare de croiser des palanquées de plongeurs chevronnés en pleine exploration ou en séance photo naturaliste. C’est aussi le spot idéal pour se réhabituer à la plongée après une interruption et dans des conditions très confortables.

 

La roche Nathalie

flabeline-1-Reso-1400Mouillage posé au pied d’une très grosse roche à 16 mètres, cette plongée jusqu’à un maximum de 20 mètres propose une exploration en deux temps. La première roche sera très intéressante sur son flan Sud/Sud-Est avec une multitudes d’anfractuosités très riches dans ses moindres détails. Un chemin de rocaille parsemé de murènes nous conduit, parfois accompagné de quelques corbs en journée avec des plongeurs discrets, vers une autre magnifique grosse roche. Celle-ci présente sur son flanc Est et Nord un festival de couleurs : anémones, éponges axinelles de belles tailles, parois tapissées de parazoanthus, parfois les deux en même temps, limaces de mers et plusieurs espèces d’éponges tailles XXL, une autre particularité de la région. Un petit groupe de mérous suit souvent les plongeurs autant farouches qu’espiègles et curieux. A noter quelques colonies de madrépores en boule. On y a vu également des grandes cigales de mer. Après quelques détours sur des roches éparses, le retour s’effectuera par le même chemin. Une des plus belles plongées de la région.

 

Le triangle

DPP_0016A une profondeur de 20 mètres et comme son nom l’indique, le parcours suit le profil d’un triangle. Enfin presque, aux dires des amateurs de navigation sous-marine… ou de la bouée de palier. Grosso modo, il s’agit d’explorer 3 groupes de roches espacés de plusieurs dizaines de mètres par une forêt de posidonies. Ces roches, avec des peuplement différents, sont habitées par de jeunes mérous, des murènes, des congres, de quelques corbs, de chapons et à la bonne saison de magnifiques bancs de barracudas. On y a vu une raie torpédo.  Une ballade sous-marine exceptionnelle.

 

Lavasina

DPP_0023Une véritable randonnée subaquatique, voilà le profil de cette splendide plongée. Mouillage sur quelques roches à 16 mètres et départ pour un périple étonnant d’une succession de roches de toutes tailles et de toutes formes. Ici, pas de figure géographique mais une ballade étendue sur plusieurs centaines de mètres à faire lentement et en douceur pour tout apprécier. Il y a d’abord de nombreuses failles horizontales présentes sur plusieurs roches. On y trouve une multitude de crustacés : galathées, crabes, crevettes. Mis à part les espèces de poissons habituelles on peut y débusquer le fameux lépadadogaster souvent la tête en bas grâce à ses nageoires pectorales transformées en ventouse à proximité de plusieurs espèces de gobies. Pour le reste, murènes, congres, chapons et de nombreux mérous avec lesquels le contact est possible, non tactile évidemment et à condition d’avoir le comportement de plongeur approprié. Passage de barracudas en été.

 

Le P47 de Miomo par 20 mètres

P47-miomo-2Un chasseur américain dans un très bon état de conservation, à 20 mètres de profondeur avec une verrière intact, c’est unique. L’épave est peuplée de mérous, murènes, joli corail œillet sous les ailes, chapon. Un groupe important d’apogons à la place du moteur de l’avion. On peut voir dans une aile le magasin et les balles de mitrailleuses de calibre 12,7. La plongée peut se compléter par la visite de plusieurs roches à proximité. Une plongée rare pour une épave d’avion à moins de 20 mètres.

 

 

Le P47 de Santa-Severa

DPP_0021Un autre chasseur lui aussi dans un assez bon état de conservation à 30 mètres de fond. Quelques commandes et instruments encore en place. On peut y voir à chaque plongée un groupe de corbs magnifiques d’une trentaine d’individus, quelques gros congres résidents très avenants et des murènes. On y a vu des oursins diadèmes et oursins crayons et une raie torpédo (torpille). A noter des sargasses fixées sur la carlingue.

 

 

 

Le cirque

nacreCette plongée propose une superbe série de roches. L’endroit tient justement son nom de cette ensemble de forme circulaire qui débute sur un fond de 38 mètres et jusqu’à 44 mètres. On y trouve de  très gros mérous, de jolies mostelles, des langoustes et des classiques bancs d’anthias (barbiers). A certaines saisons on y rencontre souvent des araignées de mer.

 

 

 

 

 

U Rigone

merouIl s’agit ici d’une roches à 35 mètres de fond colonisée par une famille de mérous qui cohabitent gentiment avec congres, murènes et corbs.

 

 

 

 

 

 

 

L’Insuma dit « La canonnière »

canonniere-3C’est l’épave d’un luxueux yacht de plaisance de 35 mètres de long réquisitionné par les allemands pendant la seconde guerre mondiale pour chasser les sous-marins et accompagner un convoi de barges (les barges de Méria). L’épave repose sur un fond de 45 mètres, bien droite. Une partie est correctement conservée tandis que l’autre est telle qu’après l’explosion par une mine. L’affût à l’arrière est toujours présent, malheureusement sans sa mitrailleuse. Les deux hélices, les chaînes et les ancres sont en place. La vue de l’étrave offre une très belle perspective. Côté faune, quelques très gros mérous résidents, des mostelles, des bancs de barbiers. On y a vu des poissons lune. Une plongée étonnante à réserver aux plongeurs très expérimentés et autonomes.

 

 

La riche nature sous-marine du Cap Corse

 

La vie sous-marine est intense et présente des caractéristiques de faune et de flore particulières pour chacune des plongées. D’une manière générale on trouve sur les fonds de Sisco tous les représentants de la faune méditerranéenne.

 

Au rayon poissons

D’une manière générale on est sûr de trouver murènes, congres, sars, labres, crénilabres, mérous (encore sauvage et en famille) et des bancs de barracudas l’été. Il n’est pas rare de croiser des corbs, même de jour. On rencontre également dans les roches toutes les petites espèces dont certaines que l’on voit plus facilement qu’ailleurs comme certaines espèces de gobies, le lépadogaster (poisson porte-écuelle), le syngnathe et l’hippocampe. Le hasard peut parfois bien faire les choses et si quelques dauphins nous accompagnent au retour d’une plongée, sous l’eau il arrive que l’on croise sérioles, liches, thons et même une fois une tortue ! Le fameux denti corse est assez courant et vous partagerez avec les moniteurs du centre le signe particulier par lequel on le désigne quand on le voit !

 

Céphalopodes, crustacés et coquillages

Si le poulpe est… commun, on peut souvent voir des sèches de jour (juvéniles) et adultes de nuit ainsi que des calmars. Les crustacés sont aussi abondants et variés. Même en dehors de la saison, l’araignée de mer est présente mais ce sont surtout ces multiples espèces de crevettes et de crabes que l’on débusquera dans les failles des roches que l’on visite. La grande cigale de mer est aussi bien présente dans ces eaux.

Si on trouve assez souvent des coquillages comme la porcelaine et des murex, il en est un qui foisonnait jadis dans toute la méditerranée et qui a trop souvent disparu : la grande nacre. Dans la région, cette moule géante est très présente en belle densité parfois sur des champs entiers plus en profondeur. C’est dans ces zones que l’on trouve les plus grandes, longues comme un bras.

L’inventaire du vivant sur les plongées à Sisco serait aussi épais qu’un livre sur les espèces de méditerranée. Le mieux reste de venir découvrir sur place les trésors du Cap Corse et de plonger avec l’équipe de moniteurs naturalistes qui vous accompagnera.